Mes Motsdoubs

Ce blog prend le relai de mes 2 autres blogs :

Bricoler, jardiner avec passion, cuisiner avec amour, m'occuper de ma maison, réaliser de jolies tables, lire, faire des exercices d'écriture, photographier, bloguer et facebooker, initier mes petits enfants à la peinture et à plein d'autres choses, nager et bouger autant que mon corps me le permet...quoi c'est ça être retraitée vous êtes sûre, je pensais que c'était mon troisième métier!!!
A noter, qu'en entrant votre adresse mail en haut à droite de mes blogs vous pouvez être averti par un mail à chaque nouvel article

dimanche 18 mars 2012

Il prit ses jambes à son cou!

Le petit texte qui va suivre répond à un sujet proposé par la
COMMUNAUTE CROQUEURS DE MOTS
Au pied de la lettre
Quel drame terrible a bien pu pousser
celui qui a "réellement" donné sa langue au chat ?
A partir d'une expression choisie
dans le poème de Claude ROY
Je vous invite à inventer une histoire en prenant
littéralement une ou plusieurs de ces expressions
au pied de la lettre.

L'expression choisie est : prendre ses jambes à son cou.

Depuis qu'il était enfant, tout l'effrayait, les autres enfants, la maîtresse, les cousins, le chat du voisin....il avait peur de tout. Très tôt il quitta l'école et resta à la maison, passant son temps à lire ou à jouer sur son ordinateur. Il venait d'avoir dix huit ans quand ses deux parents moururent dans un accident de la route. Il redoutait plus que tout le jour de leur enterrement. Quand l'heure arriva, il sortit par l'arrière de la maison, et se mit à courrir tellement vite, qu'il eut lui même l'impression de prendre ses jambes à son cou! il courut pendant un moment soudain, il eut l'impression que ses jambes avaient du mal à le porter, une grande fatigue, le submergea, il était enfin dans la forêt, il pouvait s'asseoir pour se reposer.

 IL s'endormit. Il se réveilla dans la nuit, la lune brillait, on voyait presque aussi clair qu'en plein jour. Il se dit qu'il serait peut être raisonnable de rentrer chez lui. IL se releva, et là il eut une drôle d'impression, il semblait ne pas mesurer plus d'un mètre....il était bien sur ses deux jambes....mais ses jambes étaient très écartées, ....il retomba lourdement assis sur le sol...il devait essayer de comprendre ce qui se passait...il tendit les mains pour toucher ses cuisses...il n'avait plus de jambes, ..mais là ses chaussures...il posa la main droite sur la chaussure gauche et remonta, sa jambe était bien là...mais...mais ...celle-ci était reliée à son cou...il se mis à hurler d'horreur...que s'était-il passé durant la nuit? oui il se rappelait l'enterrement, la fuite, il avait évoqué alors le sourire aux lèvres, qu'il prenait ses jambes à son cou, et.... elles étaient bien là maintenant. Il devait entrer vite, très vite, la peur le submergea, personne ne devait le voir.

Il fit le chemin inverse de la veille, arriva chez lui, et s'effondra sur son lit. Le lendemain rien n'avait changé, ses jambes étaient toujours accrochées à son cou. Il lui faudrait vivre avec...il devait s'organiser, personne ne devait savoir.

Son sauveur, ce fut internet, plus besoin de sortir, tout pouvait se faire grâce au petit écran de son ordinateur. Il pouvait commander ses courses , déclarer les impôts, assurer la maison, gérer son compte en banque...tout pouvait se faire en ligne!
Il ne sortait plus...chaque nuit il ouvrait la porte fenêtre située à l'arrière de la maison , là où il n'y avait aucun vis à vis, et prenait un peu l'air sur le petit balcon.

Un matin, alors qu'il venait de se connecter à internet, et qu'il parcourait google actualité, il vit que l'un des titres portait le nom de sa ville. Il cliqua sur l'article, et stupeur une photo de lui sur son balcon apparu à l'écran, il se mit à lire l'article, et compris que l'on parlait de lui, il avait été vu, photographié. Il comprenait mieux pourquoi depuis quelques jours des passants s'attardaient devant sa maison...

Une rumeur monta de la rue, il se déplaça jusqu'à la fenêtre, et vit sur le trottoir, 5 gendarmes, un attroupement de badauds...il comprit ....une peur panique s'empara de lui...
sans réfléchir, il ouvrit la fenêtre à l'arrière de sa maison, sauta et partit ventre à terre à terre..
....on ne le revit jamais!

1 commentaire:

  1. Et à mon avis, il court toujours !
    Quelle imagination ! C'est une histoire fantastique amusante.
    Bonne soirée

    RépondreSupprimer

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...